Il peut être tentant de croire que mettre la poussière encombrante et/ou douloureuse sous le tapis du silence va régler tous nos problèmes. Chut ! C’est fini et on passe à autre chose…
Secret ou non-dit, on sait aujourd’hui que le fait de taire un événement traumatique n’empêche en aucun cas ses conséquences de suinter sur plusieurs générations.
Si le trauma n’est pas mis en mots et digéré, il peut créer des empêchements chez les enfants qui vont à leur tour les transmettre à leurs enfants et ainsi de suite.
Et les descendants de la troisième ou quatrième génération auront par exemple à faire face à un état dépressif chronique, une phobie ou des addictions… Ou encore ils multiplieront les schémas relationnels dysfonctionnels ou les déconvenues professionnelles. Sans comprendre l’origine de leurs difficultés.
Il est donc essentiel, pour l’ensemble du système familial et pour chacun de ses membres (présents et à venir), de poser les mots adéquats sur les épreuves et les drames traversés.
Car le silence ne protège pas, au contraire.
