Si les 22 500 gènes qui constituent notre génome restent identiques de notre conception à notre dernier souffle, leur fonctionnement peut changer selon notre vécu. Nos expériences de vie sont susceptibles de modifier des cellules d’un organe, qui pourra alors fonctionner différemment.
Ce qui est étonnant, c’est que ces variations de l’activité génétique induites par notre vécu peuvent intervenir dès le stade fœtal et se transmettre sur plusieurs générations : les gènes qui nous composent portent des marques déjà présentes sur les gènes de nos ascendants.
Différentes études auprès de mères ayant vécu le génocide rwandais et de survivants de l’Holocauste ont montré que leurs descendants sont porteurs de modifications génétiques entraînant des troubles anxieux, dépressifs et de stress post-traumatique, alors qu’eux-mêmes n’avaient pas été directement exposés à ces événements.
La bonne nouvelle, c’est que les modifications épigénétiques se révèlent réversibles et effaçables, y compris les marques provenant de générations antérieures.
Autrement dit, même si nos gènes constituent une base unique et fixe tout au long de notre vie, nous avons le pouvoir d’influer sur leur fonctionnement, leur expression et leur degré d’intensité.
Parmi les différentes pratiques susceptibles d’améliorer notre environnement et donc notre santé mentale et physique, la thérapie transgénérationnelle, par l’analyse et la compréhension des transmissions traumatiques et leurs impacts sur les descendants, représente un outil précieux pour mettre un terme au déterminisme familial et reconquérir notre liberté.
